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Pérou - Arequipa


de Olivier, 14-04-2008

A la conquète d'un nouveau Monde Inca...


A notre départ de Copacabana, on laisse des souvenirs Boliviens riches en images, en émotion, un pays qui nous aura marqué pour sa simplicité , pour l'accueil que l'on a eu. A la frontière , une fois le passeport tamponné, le douanier commence à demander des comptes de notre soit-disant enregistrement pour les motos, que l'on a fait à Ollague, à la frontière Chilienne.
Daniel tente de lui expliquer, papiers en mains, que l'on s'est bien enregistré, peut-être un problème informatique , dû à ce doute?
Au bout d'un moment , on nous laisse libre de passer au Pérou. On redouttait un peu les formalités, on passera chacun notre tour, à la migration et à la douane, la surveillance des motos était majeure, des enfants de différents âges, trainent dans le coin, l'un pour cirer les pompes, l'autre pour échanger une fausse pièce de monnaie, un autre pour servir de guide , d'interprète... Tout est bon pour gagner un "sol"...
Les formalités en poche, on enfourche nos montures en direction de Puno,qui se trouve au bord du lac Titicaca. On a environ 150 kms à parcourir, on roule tranquillement, profitant de la vue sur le lac, on va le longer quasiment tout le temps, ce qui nous permet de distinguer quelques différences sur le mode de vie, malgré une identité similaire "Aymara".
Le soleil scintille sur le lac, sa robe bleue m'envoute toujours autant...Les cultures qui bordent le lac semblent toujours de même nature.
On doit s'habituer une fois de plus à la conduite redoutable des autochtones, ce n'est pas qu'ils conduisent mals, mais ils sont dangereux, ils n'ont pas la même notion de code de la route qu'en Europe...
Bref, jusqu'à présent on a su adapter notre conduite sans avoir d'encombres.
En s'arrêtant dans la ville de Juli, pour faire un point route, on admire un église du 17e siècle, dans un excellent état. J'en profite pour demander l'heure à un policier, on a perdu une heure par rapport à la Bolivie, deux heures par rapport au Chili.
Je rêgle ma montre pour éviter de se tromper, on en perd parfois la notion du temps...
Depuis notre petite mésaventure du Nouvel An 2008 à Cordobà, cela nous demande d'être vigilant sur l'heure.
En passant à Chucuito, on s'arrête quelques minutes pour admirer le temple de la Fertilité, c'est un temple un peu spécial où sont dressés en rang, des phallus!!!
Et pas que des petits, de différentes tailles, tous bien sculptés, il paraitrait que certaines femmes s'attardent dans les parages, pour invoquer les Dieux, ou pour s'abandonner au plaisir?

On continue notre chemin jusqu'à Puno, il est midi, en cherchant un endroit pour se loger, on zigzague dans les rues, jusqu'à se retrouver au coeur du marché, essayant de se frayer un chemin au milieu de ce capharnaeum, Daniel tente d'ouvrir la route, il faut lire la carte , conduire, et surtout éviter tout obstacle, étales à mème le sol, poules, panniers, passants, vélos, pousse-pousse, ...
On se faufile, cherchant notre refuge pour la nuit, et là un triporteur nous accoste , pour nous proposer un endroit sûr, avec garage pour les motos. On suit notre rabateur , jusqu'à l'hôtel vu sur son prospectus, Daniel va voir l'établissement, la chambre et le prix sont corrects, en revanche le garage à moto s'est transformé au hall d'hôtel.
Le patron se débrouille à vider son bazar dans un petit couloir jouxtant la réception, on y laisse nos motos à l'abri , en sécurité.
En discutant avec le patron , il nous propose une excursion à un prix raisonnable pour visiter les iles flottantes sur le lac Titicaca. Tout est inclus, la prise en charge à l'hôtel, la navette en bateau, plus le retour idem...

Dans l'après- midi, on part visiter des tours funéraires au alentours de Puno, à Sillustani. On se balade sous un soleil radieux, libre sur nos motos sans bagages, cela nous change.
On traverse le village pour visiter ce site funéraire destiné à l'élite de la race.
Les ruines sont perchées sur une colline, entourée de lac, la vue est magnifique.
A l'aller nous avions remarqué des fermes typiques, on s'arrête pour prendre des photos, et sympathiquement les propriétaires des lieux nous proposent de visiter leurs univers. On nous ouvre les portes d'un mode de vie très rudimentaire, avec une cuisine extérieure, au feu de bois, sur un support en terre , les marmites noircies. Une cage à cochon d'inde, qui est une spécialité péruvienne, un potager, et ensuite ils nous montrent l'artisanat qu'ils produisent, notamment le tissage en laine d'alpaca.
Ils sont souriants, discutent de leurs activités, c'est un superbe moment...
On repart enchanté, mais Daniel me rappelle que j'ai un rendez-vous , il est urgent de rentrer à Puno, en effet j'ai laissé mon câble de compteur en réparation dans un garage, il devait me faire une réparation de fortune, le ressouder. Je suis en panne de compteur depuis Cochabamba, sans carte routière, je suis alors Daniel sans avoir aucun repère.
Ayant perdu le chemin en cours de route, Daniel arrive au magasin juste à la fermeture, le mécano nous attendait. Une superbe réparation du câble ne suffit toujours pas à m'indiquer ma vitesse, et mon kilométrage. En fait , la panne est un peu plus chiante, c'est le pignon d'entrainement du câble qui est défectueux.
Le soir on dine au restaurant, on veut goûter un steak d'alpaca. Tout se passe bien jusqu'à la commande d'une deuxième bière. Il n'y en a plus!!!
Ok, on se résigne, on demande le dessert, et là , on nous fait remarquer que la cuisine est fermé, on réussi à chiner une crême, mais le personnel nous fait comprendre qu'ils ferment!
On sort de ce maudit restaurant un peu crispé, on n'a pas l'habitude de se faire sortir d'un établissement à 10h du soir...
On se rabat sur un bar recommandé, l'ambiance y est bonne, et la vodka-sprite, à un prix raisonnable. Les jarres s'accumulent, il est tard, on finit dans la rue, avec toute une équipe à la recherche d'une boite. On arpente les rues dans la bonne humeur, jusqu'à trouver notre bonheur...
IL est prêt de quatre heures du matin, lorsque l'on rentre à l'hôtel, la tête à l'envers, on doit se lever de bonne heure pour visiter les iles flottantes.
A 8h du matin, devant le petit déjeuner , on peut dire que les idées ne sont pas très claires...
Café avalé, on attend patiemment le taxi, on est au rendez-vous mais alors faut voir les mines!!!
Après quelques détours dans la ville pour ramasser les gens dans différents hôtels, on se retrouve à bord d'un petit bateau , sur le lac.
Une demi heure de navigation avant d'arriver sur la première ile flottante .
Un guide nous accompagne nous relatant l'histoire des iles flottantes, de la culture "Uros" habitants des iles, une partie au sud de Puno "Aymara", et au nord "Quechua"...Il nous montrera comme fabriquer un ilot, la profondeur du lac, l'art culinaire Aymara, et on finira par visiter les habitations, et découvrir l'artisanat local.
Il nous explique aussi la signification de Titicaca, en fait la partie péruvienne serait "Titi", et la partie bolivienne "Caca". A nos yeux , la pollution du lac viendrait plutôt du côté péruvien, mais bon...!
En discutant avec une jeune Aymara, elle nous fait visiter son habitation , sa modeste paillasse pour dormir, c'est touchant. Son sourire radieux, la délicatesse de ses gestes, me laisse songeur, sa beauté naturelle m'a touché.
On prendra alors un bateau en totora (joncs tressés), pour traverser un bout de lac jusqu'à une autre ile, en se faisant "cobrer" au passage 10 sols par personne...Ce n'était pas prévu dans le budget journalier, on ne devait rien dépenser de plus.
Pendant le trajet, on profite du soleil radieux, des chansonnettes poussées par deux gamins en cinq langues différentes, on comprend pas tout, mais le coeur y est!!!
Sur la deuxième ile, juste des commerces, des étales pour consommer et dépenser...On y restera vingt minutes,...
A notre retour sur la Terre ferme, on passe notre après-midi à se reposer, et faire quelques clichés de la ville. On rencontre par hasard Béa, une allemande super sympa que l'on a connu à Rio Grande, en Terre de Feu. On dine avec elle, son humour et ses idées nous fait beaucoup rire.

Grosse surprise en partant de Puno, la route en direction d'Arequipa s'avère être une piste,on fera 57 kms de piste cabossé pour finalement retrouver l'asphalte de l'axe Arequipa, Juliaca...
Sur notre trajet, on passe plusieurs cols à environ 4300 m d'altitude en moyenne, mais les paysages sont magnifiques, de versants verdoyants , au lac aux flamands roses, aux volcans enneigés.
On arrive à Arequipa en début d'après-midi, on est surpris par la circulation plutôt très dense, par le nombre de taxis, ils sont fous , ils se faufilent au rythme de leurs klaxons , c'est infernal...

On visite le monastère de Santa Catalina, au coeur de la ville, il représente une petite citée à lui tout seul, plus d'une heure de visite, pour découvrir un monde spartiate dans lequel vivaient les nones au 17e... C'est un monastère très particulier, on découvre les quartiers privés, la chapelle, le réfectoire,les cuisines, le tout avec une ambiance religieuse, à nous casser la tête...Mais la visite nous permet d'admirer le volcan Misti( 5822 m) à partir du toit du monastère. On se promène dans le dédale de ruelles, chacune portant un nom espagnol, toutes pavées, dans de minuscules cours, on se perd presque dans ce mini labyrinthe, attentifs aux effets personnels d'époque,...

Notre balade nous a ouvert l'appétit, on souhaite goûter une spécialité péruvienne, ce midi ce sera du "cuy". Cela se mange frit ou cuit au four, on attend notre plat avec impatience, alors on se délecte de la bière locale...Enfin, notre plat arrive...C'est un peu effrayant de voir son cochon d'inde, ouvert en deux, la gueule aussi ouverte, avec toujours ses dents de devant , ses moustaches, le corps entier dans l'assiette, avec un peu de frites!!
Avant de commencer à déguster, on se prend quelques clichés, il faut immortaliser un tel repas!!!
C'est un peu freinant de commencer à manger un cochon d'inde , surtout lorsque les pattes ressemblent à celles d'un rat...
Une fois dans la bouche, sans rire, cela se savoure, la chair est excellente...

Un peu de repos, internet, cinéma pour finir cette journée.

On charge les motos, et on prend la route pour aller visiter le Canyon de Colca, c'est une boucle que l'on effectue proche d'Aréquipa, on part charger de nos équipements car c'est trop fatiguant de rentrer de nouveau dans cette ville.
On grimpe la montagne en direction de Chivay, passant prêt du volcan Misti, et Chachani (6075 m), on double une multitudes de camions, le trafic reste correct.
On traverse des zones désertiques, des maisons seuls au milieu de nulle part, quelques troupeaux, quelques chiens qui nous pourchassent nous font dire qu'il y a du monde à vivre ici.
La descente de la montagne vers Chivay, nous ouvre les yeux sur le Canyon le plus profond au Monde. Une multitudes de virages serrés, des autochtones vendant leurs artisanats, le décor idyllique, jusqu'à
ce que Daniel se fasse accoster à l'entrée de la ville par un gardien, on doit acheter le "boleto turistico" pour continuer notre route. Trente-cinq soles ( 9 euros) par personne...
C'est obligatoire, il y a des contrôle sur le chemin nous annonce le gars.
On finit par payer et prendre la direction du Canyon,on le longe découvrant des paysages plaisants mais pas extraordinaires!!
En effet, c'est le plus profond canyon au Monde, mais ils ont mesuré ça du haut de la première montagne. Pour moi, le Grand Canyon du Colorado (E.U), même s'il est deux fois moins profond, reste quand même trois fois plus impressionnant!!!
Au "Cruz del Condor" on peut y admirer des condors, mais on en voit seulement un, de très loin, faire ses passages.
Un peu surpris , on se retrouve sur une piste sans asphalte bien dégradé, on va pratiqué cette piste sur 216 kms, sans signalisation, sans station service, en prenant aussi des chemins de berger, évitant les animaux en liberté...On se demande à quoi sert ce "boleto turistico".
Les paysages sont certes beaux, mais payer pour prender un chemin, cela reste du racket!!
On finit notre journée de roulage admiratif d'un superbe couché de soleil rougeoyant sur le désert...
Encore quelques dizaines de kilomêtres, avant d'arriver épuisé à un carrefour de route,Arequipa - Lima, on l'on trouve essence et de quoi se loger pour la nuit...
Après une nuit de sommeil de plomb, on reprend la route en direction de Cuzco.
Cusco, 3326 m, capitale Inca, fut créé par Manco Capac, premier Inca et fils du Soleil, à la demande de son père Inti, le Dieu Soleil vers le XIe.
Cusco avec son centre colonial, sa cathédrale, sa place des armes, ses petites rues pavées, ont du charme. Dès que l'on s'écarte de ce centre historique, le charme s'estompe et laisse place à une ville austère, rien n'est finit.
On ne reste que peu de temps à Cusco, on a vite visité l'ensemble du centre-ville, et on se fait aborder tous les trente seconde par des vendeurs ambulants, par des cireurs de pompes, c'est lassant.
Il faut dire que notre visite de la ville est freinée par le coût du "boleto turistico" que l'on doit acheter pour entrer dans chaque site, ce qui n'empêche pas de payer le droit d'entrée après. C'est tout simplement du racket!!
Et notre budget quotidien ne nous permet pas de couvrir de tels frais.Alors on va passer à côter de choses magnifiques, mais nous ne sommes pas en vacances, peut-être une prochaine fois...
En sortant de la ville, on s'arrête sur le site de Sacsayhuamán, une forteresse oû a lieu tous les ans la fête Inti Raimi, fête du soleil. Bien évidemment on nous demande à l'entrée si l'on a le boleto turistico, alors on rebrousse chemin et nous prenons quelques photos de loin.
Ce que l'on fera sur notre chemin à chaque site visible de la route.
Quelques lacets plus bas, on arrive à Pisac, petite ville dans la vallée de Vilcanota, connue pour son marché dominicale, ses cultures en terrasse. On prend quelques instants chacun notre tour, pour y visiter le marché. C'est plutôt classique, nous avons déjà vu tout cet artisanat depuis notre entrée au Pérou.
Il nous reste que peu de kilomètres avant d'arriver à Ollantaytambo, ville forteresse où fut livré une des dernières grandes batailles entre Incas et Espagnols, Manco Inca s'y étant réfugié pour rassembler les Incas, à la suite de la chute de Cusco, et où les Espagnols perdirent une bataille majeure.
Arrivés en début d'après-midi, on se charge d'acheter notre passage de train pour aller visiter le Machu Picchu. On se renseigne du tarif global auprès de l'agent de train.
Un billet aller-retour pour Aguas Calientes, environ 40 kms, coûte 202 soles, soit environ 52 euros.
On remonte de la gare, avec l'appétit ouvert, on recherche un restaurant sympa, mais c'est la basse saison, on se contente du premier ouvert le service n'est pas à la hauteur... Comme souvent d'ailleurs...
Pas possibilité pour nous de visiter la forteresse pour les petits infortunés que nous sommes, il nous faut obligatoirement le fameux "boleto turistico". On l'a regardera de loin...
A 4h15 du matin, on se réveille, pour prendre notre train en direction de Aguas Calientes,c'est pas mon heure préférée pour me lever, cela me fait penser au boulot. On marche pendant un quart d'heure jusqu'à la gare, on se prend un petit café, le temps d'attendre le train, on devait être à l'enregistrement une demi-heure en avance...
Une fois dans le wagon, on entend un groupe de français embarquer, avec les bonnes blagues habituelles, on préfère rester dans notre silence, sans se faire remarquer.
Pendant une heure et demi de trajet, on longe la rivière "Urubamba", au pied de la montagne, découvrant certains passages et ponts incas, les paysages sont magnifiques.
Arrivée à Aguas Calientes, on laisse le flot de touristes s'emparer des bus pour le site "Machu Picchu", et l'on s'en va acheter notre billet de notre côté (120 soles, soit environ 30 euros). Un café de plus pour nous réveiller, et l'on embarque dans le mini-bus qui va nous conduire au site tant rêvé( 33 soles/8 euros).
Pendant une demi-heure, le bus va gravir les lacets de la piste en terre, sans protection, en croisant des mini-bus, ou se retrouvant in-extrémis de front avec d'autres véhicules, on arrive à destination.
Enfin, les portes du Machu Picchu(2340 m) s'ouvre à nous. Le temps est idéal pour cette visite. La vue est sublime, les ruines et le Huayna Picchu ensoleillés.
On apprécie ce moment rare, car d'ici peu, il sera encore plus difficile de le visiter, l'Unesco fait pression sur le pérou pour diminuer le nombre de visiteurs au quotidien. Les prix vont encore augmenter...
On profite de cette journée magnifique, on reste émerveillé sur la création de cette citée à cette altitude, sur cette montagne, cachée pendant tant d'années. Sa découverte en 1911, par l'américain Bingham va changer le cours de l'histoire de la région, "la Cité perdue des Incas",va devenir l'attrait touristique du Pérou. Aujourd'hui, le pays essaie de récupérer les biens amassés par l'historien américain, qui sont exposés dans des musées aux Etats-Unis.
En 1983, l'Unesco a inscrit le site sur le patrimoine mondial.
Ce qui en fait un des sites les plus importants d'Amérique du Sud, c'est sa richesse architecturale.
On peut y admirer un assemblage de pierre de plusieurs tonnes, sans jointure, une lame ne pouvant passer.
On remarque aussi après une balade d'une vingtaine de minutes , le pont à bascule. Il est à flanc de montagne, um madrier rejoignant les deux extrémités construites, vieux chemin inca qui longe à flanc de montagne. On peut encore y distinguer ce tracé vertigineux.
On continue notre visite en s'enregistrant pour l'ascension du "Huayna Picchu", le pic qui surplombe le Machu Picchu.
Il faut compter environ une heure et demi de marche pour gravir ce sommet, l'air rentre difficilement dans les poumons ouverts en grand, on grimpe à près de 2700 m d'altitude.
Il faut parfois être patient pour continuer l'ascension, il y a du monde à parcourir le sentier. On est content de pouvoir le faire, c'est limité à 400 personnes par jour, on est que 212e, et 213e...On s'est enregistré à 10h du matin...
Après maintes souffrances physiques, Daniel arrive en haut, félicité par notre amie allemande Béa, qui est contente de nous retrouver là. De mon côté, je traine à la montée, par trop la pêche en ce jour. J'arrive au bord de l'explosion au sommet.
Mais quelle vue magnifique...
On surplombe le Machu Picchu qui s'ouvre littéralement à nos yeux.
On redescend du Huayna Picchu sous une petite pluie fine, le temps s'est un peu gâté mais l'essentiel de la journée est sauvé, on a bien profité du site, et les photos sont réussies.
La descente se fait sur le bout des pieds, il faut être très vigilant, la roche est très glissante.
On déjeune tranquillement en compagnie de Béa, avant de lui donner une nouvelle fois nos adieux, jusqu'à notre prochaine rencontre...
De retour à Aguas Calientes, on se charge de se mettre à jour sur le blog, on passe l'après-midi au cyber-café, on a environ quatre heures d'attente avant de prendre le train , au temps que ce soit constructif.
Vers 18h, j'arrête le cyber pour prendre un verre en terrasse sur le bord du quai, Daniel me rejoint une demi-heure plus tard.
Vers 18h45, ne voyant personne sur le quai, Daniel me fait la remarque, on est peu nombreux pour le retour, de mon côté je ne suis pas inquiet, j'ai passé une superbe journée, la vie est belle...
Vers 19h Daniel court derrière un agent de train, et lui demande pourquoi le train n'est pas encore à quai. L'agent lui explique que c'est normal, le train se prend à la gare. Quoi? Le retour ne se fait pas d'ici?
On part en courant essayer de récupérer notre train, on se perd un peu dans le dédale de ruelles aux abords de la gare. Le train n'est plus là, on est dans une colère noire de se savoir bloquer à Aguas Calientes, avec en plus une chambre de payer à Ollantaytambo!!
Daniel engueule le premier agent de la gare qu'il voit, et on se retrouve devant le chef de gare a essayé de s'expliquer du facheux dilemme. Pouvons nous rentrer à Ollantaytambo?
On s'explique avec le responsable, et comme par hasard, l'agent d'Ollantaytambo n'est plus au bureau.
On doit attendre une heure avant de s'avoir quelque chose sur notre sort. Le responsable de la gare fait de son mieux pour nous écouter, le ton est monté très vite, que ce soit Daniel ou moi, c'est la première fois que l'on loupe un transport...
De bonne foi, le responsable de gare nous propose une colation en attendant une solution, on accepte difficilement, on ne veut pas quitter le comptoir pour qu'il nous oublie. On se laisse convaincre quand même, mais on ne va pas lacher prise si facilement...
Un quart d'heure plus tard, je repars à la charge auprès du chef de gare, il me demande de patienter encore un peu, de son air désabusé.
Vers 20h, on va de nouveau au nouvelles auprès du responsable de gare, il a eu son collègue, il semble embarrassé, son collègue lui a confirmé qu'il avait ommis de nous dire qu'il fallait se rendre à la gare pour prendre le train du retour.
Sur la même longueur d'onde avec Daniel, on met la pression au chef de gare pour ne pas débourser un centime pour notre nuit forcée à Aguas Calientes...
Au bout du compte , après plus d'une heure de négociation, on finit par obtenir ce que l'on voulait, une nuit d'hôtel offerte.
Le chef de gare télephone à notre hôtel d'Ollantaytambo pour les rassurer, et de surtout bien surveiller nos affaires...
On remercie notre "sauveur", et on attend patiemment que l'on vienne nous chercher pour prendre possession de notre logement pour la nuit.
Malgré nos dires de ne plus avoir un centime en poche, on va quand même au restaurant, se manger un morceau , et boire à la santé du train péruvien...
Pas question de manquer le premier train du jour, le garçon de l'hôtel doit nous réveiller à 4h30...
On arrive à la gare bien en avance, le temps de commander un café immonde pour se réveiller, on saute dans le train , direction Ollantaytambo pour récupérer nos motos et tailler la route. Déçu, on met deux heures pour faire le trajet du retour, on doit laisser passer les trains que l'on croise.
Après un petit déjeuner rapide, on roule en direction Nazca.
Des kilomètres parcourus en montagne, aux lacets serrés et interminables, on se retrouve en fin d'après-midi sur des hauts plateaux, il fait très froid, nos doigts sont engourdis. Il est près de 17h, et le soleil commence à tomber, le froid nous transperce, les doigts gelés on continue de se concentrer sur notre route, aux passages enneigés.
La lueur de la nuit apparait, qu'il nous reste encore une heure de route avant d'arriver au prochain village, les courbes s'enchainent , notre visibilité diminue, il faut être vigilant car les chiens nous agressent quasiment systématiquement à notre passage, devant les éviter du mieux que l'on peut.
On arrive à Puquió, il fait nuit, fatigués et gelés, on se trouve le premier hôtel près de la place des armes, ce n'est pas le luxe, il y a la télevision, mais une salle de bains sans eau chaude pour tout l'immeuble.
On se lavera à notre prochaine étape!!!
Demain à Nazca, on redescend à près de 400 m d'altitude, la température devrait être plus agréable pour se doucher.


Commentaires sur cet article
F. Colin
Salut,
l'anomalie est réparée. Cela aurait été dommage de ne pas pouvoir te lire. C'est passionant!
La chaîne TV Tempo nous a fait découvrir l'aventure vécue par le Tche Guevara avec une vieille Norton sur le même circuit que le tien. Mais lui n'est pas arrivé au bout!
A bientôt de tes nouvelles . Cordialement
François
PS: je sors du chemin des Emerillons avec une autre fournée du CER
 
françois colin
Salut
je n'ai pas réussi à lire ton dernier article
Peut être l'altitude ?
Bon courage
François
 

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