
Au départ de Praia do Francès, près de Maceio,on souhaite rejoindre Aracajú dans la journée, on est pas pressé par le temps, on a calculé environ 300 kms pour aujourd'hui, mais je sais qu'au Brésil et en voyage , les imprévus se bousculent...
On enroule les gaz, suivant les courbes, les montées légères, passant les collines nues, ou semées de cannes à sucre, avec des odeurs particulières...
On reprend la BR101, cette route du littoral est parsemé de travaux sur des centaines de kilomètres, plus les camions en pagaye, de toutes tailles, tous types de transport, nous mettant de grosses claques et nous faisant tanguer à leurs croisements. Le vent associé au poids de nos bagages nous demandent de l'énergie à tenir le guidon de la moto...
A notre arrivée à Aracajú, en prend direction la "orla" pour trouver une pousada. On se rend compte que les prix sont excessifs par rapport à notre budget journalier, on en profite pour longer toute la plage, profitant de la vue sur cette ville magnifique...
On rentre en ville, l'adresse d'un hôtel nous mène au coeur de la ville, dans un quartier très annimé, le prix sera hors budget, gentillement la patronne de l'établissement nous indique un hôtel fait pour nous... Une chambre spacieuse, un garage pour les motos, un prix très correct au coeur de la ville.
On se balade dans le quartier très annimé, qui semble tranquille, comparé à d'autres villes comme Belèm...
On est tellement bien situé qu'en une matinée on arrive à faire tous nos achats, nous permettant en plus de laisser nos motos au garage Yamaha, pour effectuer la vidange. Je ne veux pas laisser n'importe qui toucher à ma moto, mais là pour avoir acheter l'huile, la main d'oeuvre est gratuite. On en profite, pour faire d'autres achats pendant ce temps...
On profite plus tard des rues piétonnes, des places ombragées, avec ses kiosques, son église, et ses statues d'illustres personnes...
On se régale á se balader, décontracté dans cette vieille ville qui nous a attiré , suivant les traces de Jorge Amado, dans "Teresa Batista".
A partir de 18h, le trafic diminue et les rues se vident, la faim nous gagne, on va au coin d'une rue, au bar d'une "lanchonete" ouverte 24/24h, nous servant du cuscuz, ou macaxeira cozida,manioc en semoule ou cuit nature, avec une viande au choix... C'est un pur délice, dans cette ambience chaleureuse de vieux quartier, où les habitués se retrouvent à ce comptoir...On se fond très facilement dans le tableau, les autochtones nous apprécient,on vit notre "Brésil", comme on l'aime, accueillant, chaleureux, familial...
On se prépare le lendemain, pour la direction de Salvador da Bahia...
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